Président Communautaire et Représentant Légal de la 34e Communauté des Assemblées de Dieu en Afrique (ECC/34e CADAF)
En fonction depuis le 29 juillet 2018
Président Communautaire et Représentant Légal de la 34e Communauté des Assemblées de Dieu en Afrique (ECC/34e CADAF)
En fonction depuis le 29 juillet 2018
Parcours professionnel et ministériel :
En tant que pasteur de cette église au sein de la 34e CADAF, il a joué un rôle essentiel dans la consolidation spirituelle de la communauté locale.
Il a dirigé plusieurs initiatives clés en matière d’évangélisation et de développement de la vie communautaire au sein de la Coordination de l’Évangélisation, Vie de l'Église et Mission de l'ECC/34e CADAF.
Depuis 2006, il est membre influent du conseil d'administration de cette prestigieuse institution, où il est responsable des études des dossiers académiques et de l'élévation des grades universitaires.
Il a supervisé les élections législatives et présidentielles en République Démocratique du Congo pour le compte de l'Eglise du Christ au Congo, dans le Territoire de Fizi.
En tant que vice-président, il met son expertise de leadership chrétien au service de cette organisation chrétienne influente en République Démocratique du Congo.
Après le décès du Révérend Mulongecha M'moleca Polydore, il a pris la relève en tant que coordinateur des missions évangéliques de l'ECC/34e CADAF, renforçant ainsi son expansion et la vision de la communauté.
En 2013, il a été élu Vice-Président Communautaire et Représentant Légal Suppléant, un poste qu’il a occupé avec dévouement avant d'être élu Président en 2018.
Élu Président communautaire lors de l'Assemblée Générale de Bukavu en 2018, il est réélu en 2023 à Uvira, poursuivant sa mission d’extension de la Communauté à travers le continent et le monde.
Depuis 2017, il est un membre actif du Synode National, la plateforme des Églises protestantes en République Démocratique du Congo.
Un Leader Visionnaire
Le Rév. Jérémie Kamimbi Mussingilwa A. est un leader chrétien charismatique, animé par une vision forte de l’expansion de la foi chrétienne et le développement de la 34e Communauté des Assemblées de Dieu en Afrique. Sa mission est claire : bâtir une CADAF unie, visibleà l’intérieur comme à l’extérieur, tout en restant fidèle aux principes de la foi chrétienne face aux défis du mondialisme.
Sous sa direction, la 34e CADAF a connu une expansion remarquable, dépassant les frontières de la République Démocratique du Congo. La Communauté est désormais implantée en République de Zambie, en République du Burundi, en République Unie de Tanzanie, et plus récemment, aux États-Unis d'Amérique. Grâce à son engagement sans faille et à sa vision audacieuse, il continue de guider la 34e CADAF vers de nouveaux horizons, consolidant son influence et son impact sur le plan spirituel et social.
Le pasteur Echiba Mboko (1960-2020) a été élu Représentant Légal de la
Communauté en 2013. Il avait, au départ, remplacé le pasteur Siméon
Muhunga Bwisé’élelo au poste de Représentant Légal Suppléant. Echiba avait fait ses études primaires à
Lulenge et avait poursuivi ses études secondaires à l’Institut Bandari de Fizi.
Vers 1985, il obtiendr
Le pasteur Echiba Mboko (1960-2020) a été élu Représentant Légal de la
Communauté en 2013. Il avait, au départ, remplacé le pasteur Siméon
Muhunga Bwisé’élelo au poste de Représentant Légal Suppléant. Echiba avait fait ses études primaires à
Lulenge et avait poursuivi ses études secondaires à l’Institut Bandari de Fizi.
Vers 1985, il obtiendra une bourse et ira poursuivre des études théologiques à
l’Institut Supérieur de Théologie Protestante (I.S.T.P.) qui, à la longue, se
transmuera en Université Libre des Pays des Grands Lacs (U.L.P.G.L.).
Après son graduat, il regagnera la Station de Fizi où il sera enseignant du
secondaire et secrétaire de l’église. En 1998, il est nommé Administrateur du
Territoire de Fizi, poste qu’il occupe pendant un temps avant de devenir le
Secrétaire de l’Assemblée Provinciale sous le Rassemblement Congolais pour
la Démocratie (R.C.D.). Autodidacte assidu, il animera des associations de
développement au sein des Organisations Non Gouvernementales du Sud-
Kivu. C’est dans ce contexte de technocrate qu’il deviendra le Représentant
Légal Suppléant, autour de 2005, après avoir été le Directeur de Cabinet du
Président de l’E.C.C./Sud-Kivu. Lorsqu’il est élu Représentant Légal, en
2013, il est aussi nommé, deux ans après, Ministre Provincial chargé de
l’Intérieur. Contrairement à ses prédécesseurs, il fera un seul mandat car le
pasteur Jérémie Kamimbi le remplacera en mars 2018. Affaibli par le diabète,
il mourra en 2020.
Le pasteur Triano A. Ebongya (1953-) est le cinquième Représentant Légal
de la 34-CADAF. Il est élu en 2002, avec une équipe dans laquelle le pasteur
Siméon Muhunga Bwisé’élelo est le Suppléant (R.L.S.), le pasteur Polydore
Mulongecha le Coordinateur de Evangélisation et Vie de l’Eglise (COEVE).
Il a fait la dernière partie de ses études prim
Le pasteur Triano A. Ebongya (1953-) est le cinquième Représentant Légal
de la 34-CADAF. Il est élu en 2002, avec une équipe dans laquelle le pasteur
Siméon Muhunga Bwisé’élelo est le Suppléant (R.L.S.), le pasteur Polydore
Mulongecha le Coordinateur de Evangélisation et Vie de l’Eglise (COEVE).
Il a fait la dernière partie de ses études primaires à Makungu (avec pour
directeur le pasteur Polydore Mulongecha) et ses études secondaires à
l’Institut Bandari de Fizi. A cette époque, il dirige la chorale Njia ya Dameski
(Njida) de Fizi et fait partie des leaders des jeunes de cette église. Au début
des années 1980, il rejoint le pasteur Muhasanya à Bukavu et devient attaché
de bureau au service pédagogique au sein de la Coordination communautaire
des Ecoles Conventionnées Protestantes avant d’être nommé Directeur de
l’Ecole primaire Salongo-Mwana. Il est, à l’époque, ancien de la Station de
Panzi.
En 1989, il obtient une bourse et va poursuivre des études bibliques en
Angleterre. A son retour, en 1991, il devient un agent de l’église à temps
plein ayant la charge de la chapelle de Mushununu. Il est alors élu
Représentant Légal Suppléant, en 1992, et se charge concomitamment de la
direction de l’Education Chrétienne/Jeunesse pour Christ (EC/JC). En 2002, il
succède au Pasteur Muhasanya et rempile deux mandats. Il sera remplacé par
le pasteur Echiba Mboko, en février 2013. Actuellement, il est le COEVE, au
niveau de la Représentation légale et le pasteur responsable de la Station
Mavuno ni mengi de Bukavu. Il dirige aussi l’école biblique de Bukavu.
Le pasteur Sulemani Jean (1939-2015), devenu par la suite Muhasanya
Lubunga Sulemani Jean, est le fils du pasteur Swedi Jean. Il est né à
Kalembelembe et a fait ses études primaires à Lwata, avec pour enseignant en
sixième année Jean Abedi, un ancien de l’I.P.P.KI/Lemera. Avec son
condisciple Boniface Malanda, ils iront poursuivre leurs étude
Le pasteur Sulemani Jean (1939-2015), devenu par la suite Muhasanya
Lubunga Sulemani Jean, est le fils du pasteur Swedi Jean. Il est né à
Kalembelembe et a fait ses études primaires à Lwata, avec pour enseignant en
sixième année Jean Abedi, un ancien de l’I.P.P.KI/Lemera. Avec son
condisciple Boniface Malanda, ils iront poursuivre leurs études secondaires à
l’école de leur maître. De 1956 à 1960, il étudie à l’école des moniteurs et, de
1963 à 1965, il poursuit les Humanités Pédagogiques au sein de la même
école. Celle-ci est déplacée, suite à la rébellion muléliste à Bukavu. Il devient
le premier secrétaire noir de cette école avant de se rendre à Kalemie pour
diriger l’Ecole Secondaire Pédagogique Protestante de Lulimba (E.S.P.P.) qui
n’a encore que les deux premières années. De 1970 à 1973, il fait son graduat
en Français-Histoire à l’Institut Supérieur Pédagogique de Kananga (ex.
Luluabourg) et rentre à Fizi pour diriger l’Institut Bandari, qui organise un
cycle long pédagogique, le seul, à l’époque, pour les territoires d’Uvira, de
Mwenga, de Fizi, Kabambare et Tanganyika au Katanga. De 1989 à 1992, il
fait son graduat en théologie à l’ISTEKI (Institut Supérieur de Théologie
Evangélique du Kivu qui se transmuera plus tard en l’UEA ou Université
Evangélique en Afrique). Aux formations de Lettres et de théologie, il
poursuivra aussi la formation d’animateur de développement communautaire.
Avant d’être élu Représentant Légal, le pasteur Muhasanya accompagne le
pasteur Elia Yuma, Président des églises, en Angleterre en 1963, dans le
cadre des échanges sur la reprise de la coopération avec les missionnaires. A
cette époque, il est le Représentant Légal Suppléant autochtone, alors que
Mlle Katheleen Lucas l’est pour les missionnaires. Lorsque le pasteur
Boniface Malanda est élu Représentant Légal, il est aux études à Kananga.
A son retour, il dirige l’école secondaire, la seule à l’époque ayant un cycle
complet. En même temps, à partir de 1974, il sera consacré pasteur
responsable de la Station de Fizi. Avec l’ouverture d’une coordination
communautaire, qu’il dirigera en premier à Bukavu, à partir de 1977, il
deviendra le Pasteur responsable de la Station de Bukavu. Avec le temps,
cette Station, qui s’est suffisamment développée, sera scindée. Il dirigera
alors la Station Panzi jusqu’à sa mort, en 2015.
De 1982 à 1992, lorsque le pasteur Polydore Mulongecha sera élu
Représentant Légal, il travaillera avec lui comme le Représentant Légal
Suppléant. Tout en étant pasteur, il jouera un rôle prépondérant à
l’E.C.C./Sud Kivu, en tant que Modérateur Adjoint puis Modérateur du
synode, à la mort du Représentant Légal de la 8-CEPAC, le pasteur Ruhigita.
Sa sortie de la Représentation Légale se passe d’une manière peu
éclatante, faisant de lui une sorte de brebis galeuse, pour avoir contesté les
conditions de l’élection de son successeur. Mais, en 2013, lors de
l’Assemblée Générale qui se tint à Uvira, l’église amorça une réconciliation
grâce au pardon sollicité par la partie dite de la « Déclaration de Goma »,
groupe dont il faisait partie.
Cet homme d’église, qui fut depuis sa jeunesse un enseignant et un
gestionnaire d’écoles, entra en politique à soixante-sept ans. Il se fit élire
Député Provincial et dirigea le bureau provisoire de l’Assemblée. Il dirigea
pendant quelques années sont parti, le Mouvement Social pour le Renouveau
(M.S.R.), au niveau provincial.
Le pasteur Polydore (1939-2009), de la mission Lulimba, a fait ses études à
l’I.P.P.Ki/Lemera. Pendant de longues années, il était enseignant à Makungu,
puis directeur d’école primaire. En 1972, il fut élu Représentant Légal
Suppléant et il assuma l’intérim pendant les quatre années durant lesquelles le
pasteur Boniface Malanda était en forma
Le pasteur Polydore (1939-2009), de la mission Lulimba, a fait ses études à
l’I.P.P.Ki/Lemera. Pendant de longues années, il était enseignant à Makungu,
puis directeur d’école primaire. En 1972, il fut élu Représentant Légal
Suppléant et il assuma l’intérim pendant les quatre années durant lesquelles le
pasteur Boniface Malanda était en formation au Kenya et au Royaume Uni.
Sous cet angle, il partage l’actif et le passif de son prédécesseur.
Cet homme dévoué, assidu à son travail, dut faire face à une situation
difficile, marquée par des prises des oppositions autour de la question de
l’école biblique. Son élection, qui eut lieu en 1982, se caractérisa donc par
une radicalisation des positions. D’abord, il appliqua intégralement la
décision du rapatriement du siège de la communauté à Fizi, où il s’installa,
avec les structures techniques comme la coordination communautaire des
écoles, le bureau de développement communautaire... Ensuite, les relations
avec l’O.M.C. se durcirent au point d’atteindre un niveau élevé de tension.
L’église se prononça ouvertement sur la décision d’initier des contacts avec
d’autres communautés ecclésiastiques occidentales pour une coopération de
type missionnaire. C’est le cas de l’église LIFE, avec laquelle des démarches
faillirent aboutir. Enfin, le conflit éclata violemment avec le groupe qui
suivait le pasteur Malanda, provoquant une scission qui donna lieu à
l’A.M.B., organisation qui se mua en la Communauté des Eglises
Evangéliques de Pentecôte (C.E.E.P.). La colère devint alors vive et créa des
foyers de haine sans précédent. Néanmoins, la situation se décrispa en 1987,
lorsque le Représentant légal Mulongecha, accompagné de son Suppléant
Muhasanya, se rendirent en Angleterre pour des négociations directes. Les
Anglais acceptèrent de transférer l’école biblique de Bukavu à Fizi et de
poursuivre leurs relations comme avant.
Comme si ces problèmes ne suffisaient pas, un courant, animé par les jeunes
qui avaient fait l’école biblique et qui se prénommaient « Waliyo hitimu »
(Les finalistes des études bibliques et thélogiques), revendiqua le
remplacement des anciens. Ces idées furent écoutées en partie, laissant le
titulariat à un ancien, le pasteur Muhasanya, et la suppléance à un jeune, le
pasteur Triano A’oci Ebongya. Lorsqu’il fut remplacé, en 1992, à l’issue de
ses deux mandats, il fut néanmoins élu Coordinateur de l’Evangélisation et
Vie de l’Eglise (COEVE), poste qu’il conserva jusqu’à sa mort en 2008. On
retiendra aussi de lui son implication, en 1988, dans l’accueil des groupes
chrétiens issus de la communauté sœur de la 8-CEPZA dans la plaine de la
Ruzizi. En effet, il convainquit son homologue, le Représentant Légal, de ne
pas excommunier les membres partis, parce qu’ils étaient en de bonnes mains.
Ce fut le début des églises de la 34-CADAF dans la pleine de la Ruzizi, qui
furent initialement encadrées comme des chapelles de la Station Uvira.
Le pasteur Boniface Malanda (1939-) fut élu Représentant Légal de la 34-
CADEZA en 1972, à l’Assemblée Générale qui s’était tenue à Lutochwa, à
quelques kilomètres de Baraka, en plein fief de l’église méthodiste. Cette
réunion avait été rendue possible grâce aux pasteurs Matayo Mmangyu et
Samuel Enoko, deux des pasteurs de Mutambala qui avaie
Le pasteur Boniface Malanda (1939-) fut élu Représentant Légal de la 34-
CADEZA en 1972, à l’Assemblée Générale qui s’était tenue à Lutochwa, à
quelques kilomètres de Baraka, en plein fief de l’église méthodiste. Cette
réunion avait été rendue possible grâce aux pasteurs Matayo Mmangyu et
Samuel Enoko, deux des pasteurs de Mutambala qui avaient refusé de se
rallier à l’église méthodiste. Mais qui est Boniface Malanda ?
Cet ancien de l’école primaire de Lwata, avec son condisciple Sulemani Jean,
était allé poursuivre ses études secondaires à Lemera/IPPKI où il termina la
quatrième année. Il revint à Baraka et devint enseignant d’école primaire
pendant des années. En 1970, il était déjà inspecteur.
Deux objectifs avaient été fixés le jour de son élection : Amorcer la
réconciliation avec les frères méthodistes, avec qui les relations s’étaient
sensiblement détériorées depuis 1963, et rétablir la coopération avec les
missionnaires anglais, en dépit de la rupture officiellement déclarée en 1970.
Juste après l’Assemblée Générale, une délégation, conduite par le Président
des églises, le pasteur Elia Yuma, dans laquelle se trouvait le Représentant
Légal Malanda, se rendit à Mkuku, à quelques kilomètres de l’endroit où
s’était tenue la réunion élective. Le Représentant Jason Mzuri Akulu Ilangyi
et le pasteur Emedi Lu’ochi Mwen’ebenga les y accueillirent dans un climat
de chaleureuses retrouvailles. Les frères ennemis se pardonnèrent
mutuellement, se promettant de rallumer l’amour par la tenue, à tous les
niveaux, de nombreuses réunions conjointes. Cette rencontre décrispa, en
effet, les relations, bien qu’il ne fut jamais question d’une réunification.
Jusqu’à ce jour, les deux Eglises évoluent en parfaite convivialité.
Avec les Anglais, le dialogue reprit sur des chapeaux de roue. Une promesse
ferme fut obtenue, de même que l’invitation de la partie congolaise au Jubilé
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des 60 ans d’existence de l’église de Grande Bretagne. Le voyage eut lieu en
1973. La délégation était constituée des pasteurs Elia Yuma et Boniface
Malanda. Durant ce séjour d’un mois, des projets de démarrage des activités
en Afrique furent ficelés, à la grande satisfaction des deux parties. Il fut aussi
décidé que le Représentant Légal Boniface Malanda se rendrait à Nairobi
pour des études bibliques. Celles-ci durèrent quatre ans – de 1975 à 1977 au
N.P.B.C. et de 1977 à 1979 au British Mattersy Bible Collège – durant
lesquels l’intérim fut exercé par le pasteur Polydore Mulongecha. Alors qu’à
Nairobi, le pasteur Boniface Malanda avait reçu une formation biblique
solide, ainsi que des cours de langue anglaise, en Angleterre, il eut à les
approfondir et à ajouter des formations en gestion d’une école biblique, des
cours de comptabilité et d’élaboration des projets sur des activités
génératrices des revenus.
Lorsqu’il rentre au pays, en 1979, il reprend les rennes de la Communauté
tout en attendant que les Anglais viennent annoncer la remise à flot de l’école
biblique. Cela se fera en 1980, lors d’une réunion qui se tiendra à
Kasenga/Uvira. La délégation anglaise était constituée des anciens
missionnaires W.B. Hawkins, qui avait œuvré longtemps dans le Katanga, au
sein de Congo Evangelistic Mission (C.E.M.), et Cyril Croos, missionnaire à
Lwata (U.P.M.G.B.I.) au cours des années 1950. Elle déclara qu’elle venait
annoncer la reprise des activités de l’école biblique qui, désormais, serait
localisée à Bukavu, pour des raisons à la fois sécuritaires et infrastructurelles.
Le Révérend Boniface Malanda serait totalement pris en charge par la
Mission, parce que considéré comme l’interface qui traduirait correctement
les idées des uns et des autres. De ce fait, celui-ci serait doté d’un véhicule,
pour les activités de cette institution.
La suite a été cacophonique : il se rendit en Angleterre en 1981. Mais
l’Assemblée Générale, qui se tint en son absence décida de transférer le siège
de la Communauté, de même que l’école biblique à Fizi. A son retour, cette
décision, qu’il n’accepta pas fut à la base de sa déchéance et de la création
ultérieure de l’A.M.B. En 1982, le pasteur Polydore Mulongecha le remplaça
au poste de Représentant Légal. Néanmoins, on retiendra de son règne le fait
que de nombreuses écoles des cycles primaire et secondaire furent créées et
agréées, et qu’une coordination communautaire des Ecoles Conventionnées
Protestantes devint opérationnelle. Il en est de même de l’ouverture des
églises à Uvira, Bukavu jusqu’à Shabunda, au Sud-Kivu, de la délégation
provinciale du Nord-Kivu, et de l’expansion des églises au-delà de Kalemie, à
Moba, Nyunzu... dans le Katanga.
Le gros de ces informations nous ont été fournis par le pasteur Boniface
Malanda, Représentant Légal de 1972 à 1982. Le pasteur Amos Hidi (1928-
2009) avait fait des études primaires à Ekyoci, au début des années 50. Il dut
se rendre au Maniema, à Kama, chez le Missionnaire Winton de W.G.T.
(actuelle Eglise de Grâce au Congo), pour parachever
Le gros de ces informations nous ont été fournis par le pasteur Boniface
Malanda, Représentant Légal de 1972 à 1982. Le pasteur Amos Hidi (1928-
2009) avait fait des études primaires à Ekyoci, au début des années 50. Il dut
se rendre au Maniema, à Kama, chez le Missionnaire Winton de W.G.T.
(actuelle Eglise de Grâce au Congo), pour parachever la septième année. A
son retour, il était donc le plus grand intellectuel de la contrée. Il devint
enseignant, mais aussi le pasteur de l’église de Kazimia et, un peu plus tard,
de l’église de Kabimba.
Quelques mois avant l’accession du pays à l’indépendance, le Représentant
Légal missionnaire, Mr. Holder, invita les pasteurs et leur fit part de la
nécessité de mettre en place une équipe devant diriger l’église. Toute
l’assemblée présenta le pasteur Amos Hidi comme devant succéder au
Représentant Légal, car étant le seul intellectuel. Les missionnaires trouvèrent
que le niveau de septième année était relativement bas au regard du profil
exigé. Dans ces conciliabules, le pasteur Eliya Misabiko proposa le nom de
Jason Mzuri, enseignant à l’école primaire de la Mission Libre Suédoise de
Kasenga/Uvira. Selon ce dernier, Jason avait fait quatre ans d’école
160
secondaire à Lemera et il convenait le mieux à ce poste. Tout le monde trouva
que l’idée était bonne. Holder et le pasteur Misabiko se rendirent à Uvira pour
solliciter le transfert de Jason Mzuri à l’U.P.M.G.B.I. afin qu’il joue le rôle de
Représentant Légal. Les Suédois ne s’opposèrent pas à cette sollicitation.
L’accueil fut très enthousiaste. Jason Mzuri devint ainsi le Représentant Légal
et Amos Hidi son Adjoint.
Mais qui était-il et d’où venait-il ? Ce premier Représentant Légal avait
évolué à Bujumbura, autour des familiers qui étaient majoritairement
membres de l’Eglise Méthodiste Libre du Burundi. Bien qu’il fût
recommandé par la Mission Libre Suédoise de Ntahangwa du Burundi de
poursuivre ses études secondaires à l’I.P.P.Ki/Lemera, ces liens avec les
membres de l’église méthodiste expliquent en grande partie l’une des
décisions qui sera prise sous sa gouverne. En effet, il convainquit l’église à
abandonner les missionaires anglais, accusés à tort ou à raison de peu portés
aux actions de développement, et de les remplacer plutôt par les
missionnaires méthodistes. A l’époque, l’idée fut adoptée à l’unanimité. Mais,
avec le temps, elle fut à la base de la plus grande opposition qui ait divisé
l’église : les pasteurs de Ngandja et Lulenge trouvèrent que le dossier était
mal géré (souvent concocté derrière leur dos), et que cela augurait des
lendemains incertains. Et comme la question du mouvement de réveil dit
« Maluba », auquel il fallait ajouter le phénomène de Lutabula, avec
Mariamu, suscitait de multiples interprétations, voire des contradictions,
l’église se scinda en deux, dans un climat de grande colère et de radicalisme.
La frange non méthodiste regretta d’avoir placé à la tête de la communauté un
inconnu, qui ne maîtrisait pas les fondamentaux doctrinales et idéologiques,
et décida que Amos Hidi devînt son Représentant Légal. Son rôle fut de
rappeler les missionnaires anglais pour poursuivre la marche à partir de là où
elle s’était arrêtée. Une délégation, constituée du pasteur Elia Yuma et de Mr.
Sulemani Jean se rendit alors, en 1963, en Angleterre, pour finaliser les
clauses de la nouvelle coopération. La reprise permit l’envoi en Afrique d’une
forte équipe qui devait s’inscrire dans la rédynamisation de l’école biblique
de Makombo et de l’enseignement secondaire. Malheureusement, la forte
communauté anglo-irlandaise fut prise en étau, sur le terrain, par la guerre
muléliste pendant de longs mois. Elle partit de Fizi et s’installa à Nairobi,
dans l’attente d’une accalmie. Elle y créa une école biblique provisoire dans
la concession de PEFA, y forma des pasteurs venus du Congo. Cette aventure
dura de longues années, jusqu’à ce que l’idée d’un retour à Makombo
s’estompa.
On retiendra aussi du pasteur Amos Hidi le fait qu’il fit enregistrer la
Communauté dans l’Eglise du Chrit au Congo, plateforme naissante en 1970,
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et ce, contrairement à l’avis général. Cela lui coûta cher, car il fut éjecté de
son poste pour cette action que, plusieurs années plus tard, personne ne
regrette pourtant pas. En effet, il était en avance par rapport à ses
correligionnaires et il dut s’engager sur une voie en fonction de ses
convictions. La preuve est que, bien qu’il ne fut plus réélu, personne n’a
remis en cause cette décision qui permit, et qui permet encore aujourd’hui, à
la communauté de jouir d’une légitimité et de se poser comme une entité
partenaire de l’Etat. On pourrait même ajouter que la dynamique de création
des écoles, qui furent agréées par l’Etat, de même que l’expansion des églises
dans d’autres provinces, sont la conséquence de cet acte qui avait,
malheureusement, été mal perçu au départ. Il resta cependant un membre
influent du leadership communautaire et mourut à Kalemie tout en gardant la
foi acquise depuis sa tendre enfance.
Jérémie Mabala Mulongecha Directeur de Cabinet du Bureau de la Représentation Légale de la 34e Communauté des Assemblées de Dieu en Afrique (CADAF).
Né le 22 août 1988 à Fizi, Jérémie Mabala Mulongecha est issu d’une famille profondément enracinée dans la foi chrétienne. Il est le fils de Madame Uhana Bunyemu Marguerite et du Révérend Mulongecha M’moleca Polydore, qui a servi comme Représentant Légal de la 34eCADAF de 1982 à 1992, puis en tant que Coordinateur d’Évangélisation, Vie de l’Église et Mission de la même communauté de 1992 jusqu’à son décès en 2009.
Enseignant depuis octobre 2016 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Baraka, Jérémie Mabala est également Chef du Personnel au Bureau de la Coordination Communautaire des Écoles Conventionnées Protestantes desservies par la 34e CADAF. Il a été nommé Directeur de Cabinet du Bureau de la Représentation Légale de la 34e CADAF le 2 novembre 2020, poste qu’il occupe avec diligence et engagement à ce jour.
En parallèle à ses responsabilités professionnelles, il sert activement sa communauté en tant qu’ancien de l’Église dans la Station Mavuno ni Mengi, un rôle auquel il a été consacré le 24 décembre 2023. Cet honneur, qu’il attribue à la grâce divine, illustre son dévouement spirituel et son implication dans la vie ecclésiale.
Homme audacieux, pieux et travailleur, Jérémie Mabala Mulongecha se distingue par son leadership, sa foi inébranlable, et son engagement envers le développement spirituel et éducatif de sa communauté.
Né le 9 mars 1984 à Bujumbura, le Révérend Issa Sadiki Théophile a été ordonné Révérend Pasteur le 28 juillet 2023, lors de l’Assemblée Générale de la 34e Communauté des Assemblées de Dieu en Afrique (CADAF), tenue à Uvira.
Dans la continuité de son ordination, il a été investi des responsabilités de Pasteur Responsable de la 34e CADAF au Burundi. Reconnu pour son engagement spirituel et son dévouement, il incarne une vocation profonde à guider la communauté chrétienne dans la foi, l’amour de Dieu, et le service à autrui.
Le Rev. Dr hc Théophile Kanyabugoyi Manirarora est né le 25 janvier 1964 à Kyachinge,
dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Marié à Domitila Nyirataha, il est le père de huit
enfants, dont cinq filles et trois garçons, ainsi que de deux petits-enfants.
Il est diplômé en Théologie de l’Université Libre des Pays de Grands Lacs (ULPGL) et
titulaire d'une licence en Théologie Pratique obtenue à l’Université Baptiste du Congo
(UBC). Il possède également une licence en Développement Communautaire, option
Gestion et Administration des Projets.
Fort d'une expérience significative en Leadership Serviteur, Peacebuilding et Gestion de
l’Église, il a été honoré du titre de Docteur Honoris Causa en Christian Leadership and
Church Management par la Dominion Mission Theological University du Ghana, en
collaboration avec l’ULPGL de Goma. Il est aussi détenteur d’une Maîtrise en Théologie de
l’Université Théologique de Formation et d’Orientation dans le Ministère, basée à Nairobi.
Le Rev. Dr hc Théophile Kanyabugoyi Manirarora a exercé diverses fonctions au cours de sa
carrière. Il a été gérant d'une grande ferme de plus de 2000 têtes de bétail et 150 employés au
sein de la ferme MUFA I, Enseignant et Préfet des études dans une école secondaire, ainsi
que aumônier dans des établissements scolaires. Par ailleurs, il a occupé le poste de
Directeur Provincial de l'Éducation Chrétienne au sein de l’ECC/34e CADAF/NORD-
KIVU, et a été Coordinateur des Emerging Leaders et Coordinateur des Developing
Servant Leaders au sein de l’ALARM Congo.
Son engagement au sein de l’ALARM International l’a conduit à devenir membre du Team
Management de l’organisation.
Il est actuellement Délégué Provincial de l’ECC/34e CADAF/NORD-KIVU et Secrétaire
Rapporteur du Synode de l'ECC/NORD-KIVU. Il est également Pasteur Responsable de
l’ECC/34e CADAF, Station Neema.
Parallèlement à ses activités ministérielles, le Rev. Dr hc Théophile Kanyabugoyi Manirarora
exerce les fonctions de Vice-Directeur Exécutif en charge des programmes et de
Coordinateur du Département de Leadership au sein de l’organisation TRANSFORM
DRC (TDRC).
ECC/34è CADAF / B.P 2394 BUKAVU, R.D Congo
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